27.10.2009
Une vie de Rico V.
Avant, pour connaître un peu la vie privée de Rico, fallait que je fasse marcher mes indics féminins. Ce soir lundi, il a suffit que son frère, je crois, l'appelle pour que le boss lui résume sa vie actuelle tout fort, tout près de moi.
Rien de très très croustillant non plus mais au moins, je sais où il en est. Avec P., c'est la guerre. Enfin lui tente de rester dans son coin et d'éviter de sortir les avocats parce que ça coûte cher (évidemment y a que le fric dans tout ça). Puis s'ils divorcent, faut vendre la maison et c'est pas bien pour les enfants. Ainsi, a priori, il ne compte pas divorcer mais rester comme ça, séparé. Il paraît que P. est très déprimée et qu'elle voit un psy. Mais pour Rico, c'est mort, c'est fini.
Sinon, il a bien confirmé qu'il était intéressé par la reprise de la Bonbonnière. Il paraît que c'est immense, qu'il y a la petite boutique mais aussi une arrière-cuisine très grande, un studio qui va avec et une salle à l'étage de la taille de la salle du HD. Bref, c'est son rêve. Il transformerait ça en bar à la mode et doublerait la terrasse du HD, et là, il serait millionnaire. Sauf que ça va être vendu aux enchères et qu'il n'a pas les moyens de se lancer là dedans. Il espère peut-être récupérer des parties du gros lot si jamais ce n'est pas vendu en un seul lot.
Je lui ai demandé pourquoi il prend pas un associé pour acheter la Bonbonnière. Et il me répond : "Si tu t'associes avec qqu'un, t'es mort ! Déjà, rien que de t'associer avec ta femme, c'est la misère..." On a compris le message...
Je lui ai dit : "Imagine, c'est Amorino qui reprend la boutique !" Il me fait, "Si ça arrive, je revends tout ici et je me casse !" Apparemment, y a Ladurée qui lui a fait des avances pour racheter le HD et le transformer en un nouveau concept de boutique... Mais Rico, il veut le million pour son HD. On verra... Mais si jamais l'acheteur est ok, lui il se barrerait bien. Pinaise... On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé !
Donc voilà en gros sa vie actuelle. Pas de scoop mais c'est toujours bon à savoir. Les choses évoluent doucement.
Pour revenir au début de la soirée, j'étais tout seul avec lui. Ce sont les vacances de la Toussaint, il va remettre qqu'un en plus avec Jo mais avec moi, il a fait comme si personne ne pouvait ce soir alors que je suis certain que vous auriez pu venir me soutenir. Bref, soirée avec le boss mais ça va, je l'ai pas trop eu dans les pattes non plus. Evidemment, comme prévu, il m'a engueulé parce qu'hier soir, pour la première fois de ma carrière, j'ai laissé des cartons de pâtisserie en dehors du congélo. La big boulette. Faut dire que je les accumule en ce moment... Du coup, il a tout jeté à la poubelle et s'est énervé. Donc on s'est pris la tête 5 minutes, parce que tu as beau t'excuser et lui dire que c'est la première fois, que ça arrivera plus, il continue à gna gna gna gna gna gna... Et tu t'en sors plus. Je lui ai demandé s'il croyait que je le faisais exprès, et il me fait mais non mais gna gna gna gna gna gna...
Heureusement, j'ai eu une bien belle revanche un peu plus tard. Y avait deux personnes aux ordis 2 et 3. L'ordi 3, occupé par le vieux pervers aux cheveux longs, gris et gras, se libère. E. était dans le bureau à faire ses commandes alors je viens le voir et lui dit de couper le 3. Et lui coupe le 2, qui était occupé par une dame, la cinquantaine, bourgeoise du quartier coincée. Et là on entend un cri : "Ah mais non mais c'est pas possible ! Mais comment je fais moi maintenant ?" Et elle a répété cette question au moins cinq fois de suite.
E. lui dit du bureau qu'il s'est trompé et lui rallume. Moi je sors du bureau, reviens vers le bar et elle m'engueule et tout. Je lui fais non non cocotte, c'est pas moi, c'est le père Rico dans le bureau donc va t'engueuler avec lui. Eh eh eh... Et donc elle continue de crier, de pleurer parce qu'en gros, elle avait 4 pages à écrire dans un e-mail et qu'elle doit taper à 2 à l'heure et qu'évidemment, rien n'est sauvegardé donc elle devait tout retaper. Elle a fini par se lever et aller engueuler E. dans le bureau en lui reposant toujours la même question : "Et comment je fais maintenant ?" Alors lui, il a dit que c'était aussi sa faute à elle, qu'elle n'avait qu'à sauvegarder, qu'il est obligé de lui offrir la connexion du coup et que ça l'embête tout autant de perdre 5 euros... Jamais vu autant de mauvaise foi... Et elle est partie sans m'adresser un regard ou une réponse à mon souriant "au revoir..." ;-) Ah ah, comme j'étais mort de rire... Il faisait pas son fier le Rico. Exactement dans la même position que nous quand on fait une boulette sauf que nous, on n'a le droit à aucune excuse, et ça, c'est dégueulasse.
Pour finir, il m'a quand même bien avancé aussi la ferm' et j'ai pas fini trop tard parce que finalement, y a eu personne. Pauvre E. qui a passé son temps à me dire "Je ne comprends pas !", sous-entendu pourquoi il n'y a personne qui vient ce soir.
Ma dernière cliente tardive fut une brésilienne à la cage thoracique on ne peut plus recommandable. Mais ça, c'est une autre histoire... Je veux pas finir comme Rico quand même !
Corentin
02:34 Publié dans Fermeture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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