15.06.2009
La victoire en chantant
Avec tout ce retard, je ne sais plus trop où j'en suis évidemment.
Gros week-end il y a deux semaines, surtout samedi.
La grosse affaire, c'était le vendredi soir. Beaucoup d'encre a coulé des stylos du boss qui a raturé le SISO comme jamais. Explication : petite soirée, trois en ferm', Julie qui reste jusqu'à la ferm' alors qu'elle était Minuit + (ça pourrait d'ailleurs être son surnom puisqu'il n'y a qu'elle qui y a le droit) et finish assez tard. Evidemment, ce n'était pas normal. Les branleurs ont branlé comme il fallait, incluant Julie. Résultat : E. furax qui a refusé de payer les heures sup' de Julie et les taxis des branleurs.
Jo, en responsable, a dû assumer ses erreurs de management (le pauvre revenait tout juste de ses vacances-exams) et, bien entendu, ce sont Rabii et Alioune qui ont pris pour tout le reste en se voyant afficher des "?" à la place de leurs horaires de la semaine suivante... Comme je n'ai pas vu le boss du week-end, il n'a pas pu me raconter mais une fois que je l'ai eu au téléphone, il m'a refait son speech, indiquant qu'au prochain scénario similaire, soit il éjectait Jo, soit il éjectait la doublette Rabii-Alioune. Argh. Attention, pas content.
Le dimanche avait été relativement tranquille et le lundi encore plus puisqu'il a fait un temps dégueulasse. Tellement mauvais qu'on a approché des chiffres d'hiver, c'est dire. Du coup, Benjamin a eu beaucoup à faire en termes de nettoyage intensif des recoins de la boutique. Il a apprécié.
La semaine a calmé les esprits. Pas tous en fait. Les amis, la nouvelle est très importante. Notre mission s'achève avec succès : I. démissionne. J'attends que ce soit réellement effectif mais ça en a tout l'air. Je vous avais confié ses brouilles récurrentes avec E., elle a fini par craquer. Lui ne l'aurait jamais viré, pas fou. Bien entendu, il fallait un responsable à ce départ, E. a choisi comme bouc émissaire Alioune... comme par hasard !
Non mais franchement, c'est beau parce que si elle part, ce n'est même pas à cause de nous. Pourtant, on lui a fait les pires crasses fut un temps (béni). Et là, c'est vraiment par la petite porte qu'elle nous quitte. La regrettera-t-on ? Non. Mais bon, nous saluons sa bravitude et sa coriacité. Aujourd'hui, je crois que nous pouvons nous sentir tels les fameux Moudjahidins afghans qui, dans les années 80, ont repoussé le puissant ennemi soviétique avec force et courage. Ce fut un beau combat. Et nous sommes les vainqueurs. Maintenant, espérons qu'elle ne laissera pas la place à qque Taliban...
Ainsi, tout a l'air de revenir à peu près dans l'ordre autrement. Jo est revenu à plein temps, Sei se bat pour arracher des shifts à E., et moi je déserte toujours autant que je peux.
Samedi soir, je n'étais donc pas là, laissant ma place à un Rabii affamé de travail. Il en a eu pour son calot.
Je suis revenu hier soir dimanche, avec Georges, Ménélik et Céline. Mine de rien, ça a été plutôt soutenu et on a fait un bon petit chiffre de derrière les dippings. Juste une petite prise de tête quand Céline s'est barrée manger sans se faire remplacer en salle. Nous on faisait nos branleurs quand on a vu débarquer toute la terrasse qui voulait commander !
Puis, on a eu un bon gros relou de base. Le mec, Argentin, débarque dans le magasin pour payer sa facture SDT. Il va voir Ménélik et lui dit qu'il y a un problème avec la glace Dulce de Leche qu'on lui a servi. Il dit qu'il connaît bien ce goût car ça vient de chez lui, en Argentine. Jusque là, ok. Mais il paraît assez nerveux et nous harangue en se plaignant que notre Dulce de Leche n'est pas comme LE véritable de là-bas. Nous on lui fait : "Et alors ?". Et lui de s'énerver, genre on l'a volé. Eh oh. Donc on lui a expliqué sèchement que s'il voulait se plaindre, il n'avait qu'à appeler Monsieur HD parce que c'est pas nous qui fabriquons son p****** de parfum (bordel). Et après moult chamaillerie, avant de partir, il nous lance genre : "Vous les Français, vous gagnez beaucoup d'argent avec le tourisme alors vous devriez être plus agréables !". Mais il sort d'où lui ? Ménélik a parfaitement conclu d'un "Fuck off" de bon aloi.
L'été approche, les relous sont toujours là, les sushis aussi. Les saisons passent, les clients restent. Misère.
Corentin
19:44 Publié dans Fermeture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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