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18.02.2008

Maudite astreinte !

Dans certaines professions, il y a des personnes qu'on dit "de garde" ou "d'astreinte", c'est-à-dire que, dans certaines situations, elles peuvent être appelées à travailler à n'importe quel moment.

Depuis mes débuts à HD, ce fut donc mon cas. Le dimanche est le jour le pire pour cela. Normalement, c'est le jour du Seigneur, du repos et de la tranquilité. J'aime me lever pas trop tard et compter les heures que j'ai devant moi avant d'aller travailler. Sauf que jamais je n'arrive à atteindre cette plénitude. Il faut toujours qu'E. m'appelle directement ou indirectement pour venir en urgence parce qu'ils se font déchirer et que personne d'autre ne peut venir.

Ces dernières semaines, ce fut surtout le cas parce que les personnes prévues ne sont tout simplement pas venues, sans prévenir. La dernière fois Emilie, cette fois Héléna. Mais pourquoi demande-t-on de bosser à des personnes qui ne sont plus dans l'équipe depuis un bail ? Bref, j'ai dû me pointer à nouveau 1h plus tôt, juste pour faire la vaisselle en gros, je n'ai vraiment servi à rien. C'est juste pour qu'E. puisse faire ses caisses tranquille et qu'il puisse aller siroter sa bière à côté.

Avant de partir définitivement, il nous souhaita le même succès, ce qui ne marche jamais, et nous avertit de la venue, demain, du service d'hygiène (vous savez, celui qui doit venir demain depuis des semaines).

Soirée donc très tranquille où j'ai dû assurer tandis que mes deux collègues, Alioune et Guillaume, prenaient leur pause gigantesque. Même Alioune s'offusqua de la pause à rallonge du nouveau alors qu'il fait pareil. Peut-être s'est-il rendu compte cette fois ? Pas certain.

Le plus drôle dans tout ça, c'est qu'on avait fait un pari stupide : Alioune voulait à tout pris nettoyer la machine à café le plus tôt possible, contre mon gré. Il l'a fait dans mon dos et je lui ai dit que si un client demandait un café pendant l'heure à suivre, il devait aller chercher du Coca dans la cave. Sauf qu'il est parti en pause durant cette heure-là, que j'ai fait acte de complicité avec Guillaume (à qui j'avais promis un verre dudit Coca + le droit de se faire une crêpe), et que personne n'est venu prendre de café. A son retour, on a bien entendu essayé de convaincre Alioune qu'un café avait été demandé. Malgré notre air goguenard, Mister 98 (battu ce mois-ci par I. qui a eu 99 !) crut en notre subterfuge et se chargea de nous livrer la boisson sacrée des scoopers de HD (devant le Coca light, le sirop de grenadine et... le whisky !).

Enfin, qques secrets furent révélés concernant Alioune et Guillaume mais je n'ai pas le droit de les dire. ;-)

Corentin

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